Perché sur les hauteurs de Montélimar et accessible en quelques minutes à pied depuis le centre-ville, le château témoigne de la puissance de la famille des Adhémar qui donna son nom à la ville. Il se compose d’un logis seigneurial, d’une chapelle romane, d’une tour carrée et d’une enceinte fortifiée surmontée d’un chemin de ronde. Au fil des siècles, les bâtiments ont connu de nombreuses fonctions : palais, forteresse, citadelle puis prison. Aujourd’hui propriété du Département de la Drôme et Monument classé, il a fait l’objet de restaurations successives avant d’ouvrir au public en 1983. Véritable joyau d’architecture romane méridionale, on y admire des fenêtres à arcades remarquables et un panorama imprenable à 360° depuis le chemin de ronde.
Julien LoicGéraud Adhémar, prince impérial et grand vassal du pape, fait construire vers 1175 un palais princier, le logis. Ce grand bâtiment rectangulaire appuyé sur le flanc de l’ancienne motte n’est pas fortifié mais richement décoré.
Julien LoicÀ la fin du 12e siècle, Géraud et Lambert sont co-seigneurs de Montélimar. La croisade contre les Albigeois les opposent. Les deux frères devenus rivaux, le site se divise en deux forteresses avec l’ajout d’une tour carrée puis d’une enceinte pour le château dit vieux, tandis que Lambert fait construire un château fort juste à côté.
Tassin Christophe
Au 16e siècle, lors des guerres de religion, la ville subit plusieurs sièges avant d’être laissée aux Protestants. À partir de 1588, une citadelle est construite sur ordre du duc de Lesdiguières, chef des réformés du Dauphiné.
Dès 1623, les troupes royales de Louis XIII puis de Louis XIV, Louis XV et Louis XVI, sont logées dans la citadelle de Montélimar pour contrôler les huguenots. Deux casernes sont construites entre la tour de Narbonne et le réduit.
Le logis sert de résidence aux gouverneurs militaires de Montélimar et la nef de la chapelle abrite l’arsenal.
Julien LoicEn 1791, le château devient une maison d’arrêt. Le logis est divisé en cellules pour les prévenus et les condamnés, hommes et femmes, plus rarement des enfants. Des murs cloisonnent les différentes cours et le donjon sert au logement du gardien.
La prison ferme en 1926 lorsque Montélimar perd son rang de sous-préfecture.
Julien LoicEn 1889, le château « vieux », puis en 1938 la tour de Narbonne et la courtine urbaine, sont classés au titre des monuments historiques.
Suite à l’acquisition du site par le Département de la Drôme, plusieurs campagnes de restauration sont entreprises : la façade Ouest et les espaces intérieurs du logis, la cour et enfin la chapelle. Ouvert au public en 1983, le château devient un centre d’art contemporain de 2000 à 2016. Depuis sa fermeture, une valorisation du patrimoine inédite y est développée et proposée au public.